


La Bernache du Canada (Branta canadensis) est la plus commune de nos oies et elle est connue sous le nom populaire d’« outarde ». Celle-ci arbore une « mentonnière » blanche bien découpée par une tête et un cou noirs. Au vol, notez ses grandes ailes sombres, ses sous-caudales blanches et son croissant blanc au croupion. D'est en ouest du pays, les différentes races de Bernache du Canada affichent une couleur de poitrine qui varie, allant du pâle chez les canadensis dans l'est au foncé chez les occidentalis dans le sud de l'Alaska. Sa taille diminue vers le nord où elle niche également; certaines souches se situant jusqu’au Groenland. Le cri de la Bernache est un long « honk-à-lonk » bien connu, grave et mélodieux chez les grandes races, un caquetage plus aigu et précipité chez les autres.
La Bernache du Canada niche en milieu découvert ou forestier près de l'eau. Vols migratoires souvent en forme de V et cacardant au-dessus de nos têtes, elle se nourrit principalement dans les marais, les steppes et les champs. Elle va jusqu'à consacrer 12 heures par jour pour se nourrir d’herbes, de racines, de feuilles et d’autres matières végétales! Elle peut également manger des restes de céréales et des grains laissés dans les champs. Des aménagements ont permis une expansion de l'espèce au sud de l'aire et sur les côtes est et ouest du Canada ainsi qu'au nord des États-Unis. L’hiver, la plupart des souches recherchent des climats plus chauds. Si beaucoup d’entre elles hivernent dans le sud du Canada, plusieurs immigrent au centre et au sud des États-Unis, certaines allant jusqu’au nord du Mexique! Au cours d’une seule journée, lorsque la Bernache du Canada a entrepris sa migration vers le sud, elle peut parcourir un trajet aérien de plus de mille kilomètres! Pour effectuer le chemin du retour pour revenir sur ses terres de reproduction, sa migration est bien différente et moins performante, car elle fait plus d’arrêts en chemin pour s’alimenter et se reposer.
La femelle ne se reproduit pas avant d’atteindre ses deux ou trois ans d’âge choisissant très souvent un endroit pour le nid où elle a vu elle-même le jour pour la toute première fois. Par la suite, elle y reviendra chaque année pour y pondre ses œufs. La reproduction, toujours faite avec le même partenaire de vie, a lieu tôt dans l’année, généralement de la fin mars au début de mai, afin que les oisons puissent être nourris de végétaux en pleine expansion. Une fois la ponte réalisée, la femelle couve ses œufs jusqu’à 28 jours. Le mâle, quant à lui, reste près du nid et veille sur la femelle et les œufs au cas où un prédateur viendrait les menacer.